Vous vous trouvez sur une page avec accès limité aux personnes autorisées!

Une profession qui se conjugue aussi au féminin

Au fil des années, les femmes se tournent davantage vers les métiers d’ingénieur-conseil et d’architecte. Une tendance positive fortement encouragée par l’OAI.

Une profession née dans un milieu masculin, qui tend à se féminiser

Le métier d’ingénieur génie civil a vu le jour vers 1850 au sein de l’armée. Celui qu’on nommait alors Ingénieur militaire se consacrait essentiellement à la conception d’ouvrages de défense à caractère militaire. À cette époque, l’armée étant exclusivement réservée à la gente masculine, l’accès à cette profession l’était également.

Il aura fallu près d’un siècle pour voir débarquer les premières femmes dans les écoles d’ingénieurs. En Europe, les concepts de parité et d’égalité des sexes n’ont vu le jour qu’après la deuxième guerre mondiale, et ont permis l’accessibilité des femmes aux hautes études.

Aujourd’hui, si les femmes sont de plus en plus nombreuses à s’orienter vers les filières de l’ingénierie, elles restent encore largement minoritaires dans cette profession.

Une affaire de compétence

Plus qu’une affaire de sexe, l’ingénierie est surtout une affaire de matière grise. La profession demande en effet de grandes capacités d’analyse, qui seront développées et mises à l’épreuve tout au long du cycle de formation des futurs ingénieurs, durant leurs études et leur carrière professionnelle. Hommes ou femmes, la vraie question est celle de la personnalité, et de la capacité à s’adapter aux défis de la profession.

Des qualités recherchées

Plus sensibles, plus à l’écoute, et souvent plus endurantes, les femmes ont souvent des qualités propres qui les distinguent des hommes et en font des femmes de l’art recherchées.

Paroles d’ingénieurs

Maja DEVETAK, Ingénieur-conseil
Marc FEIDER, Ingénieur-conseil

« Lorsque nous avons débuté nos études d’ingénieur génie civil, le pourcentage de femmes à poursuivre les mêmes études était inférieur à 5 %. Aujourd’hui, ce pourcentage atteint les 20 % dans cette même université.

Nous sommes d’avis que le pourcentage de femmes qui choisissent d’exercer le métier d’ingénieur génie-civil évolue en fonction de la présence d’exemples dans ce domaine. Ceci se vérifie dans le domaine de l’architecture où l’on constate que le taux de femmes architectes est nettement supérieur à celui des femmes ingénieurs.

Notre métier d’ingénieur est un métier fascinant en perpétuelle mutation avec les technologies d’aujourd’hui. La participation des femmes est absolument nécessaire et permet de faire découvrir des nouvelles approches plus intimistes jusqu’à présent inédites qui collent mieux à la société actuelle. »